When Did Having Taste Become a Personality?

Hey guys !

À l'ère de la performance et des réseaux sociaux. On se ressemble tous. On fait partis d'une case, qui a ses propres codes, sa propre perception de la société. Et pourtant, on s'était tous promis en quelques sortes de sortir de ces codes, pour au final en intégrer de nouveaux.

Les réseaux sociaux, ont renforcé cette idée de conformité et de “clonage” de notre personne. Comme si avoir de la personnalité était devenu une honte.

Et je me suis penchée sur cette question.

Est-ce qu'aujourd'hui, nous choisissons réellement nos goûts ou est-ce que nous choisissons une identité à laquelle nous voulons appartenir ?

Parce que oui, j'en ai vu passer des tendances en tout genre. Qui devenaient virales puis s'essoufflaient car elle avait été remplacée par une autre.

Par exemple le “Coquette girl aesthetic” est une esthétique qui est née dans les années 2010-2014 sur Tumblr. Puis qui explose mondialement en 2023.



La Coquette Girl c'est cette fille, qui porte du rose très pâle limite blanc, qui a un ruban dans les cheveux. Qui donne cette atmosphère douce.

Et j'ai adopté cette esthétique de la Coquette Girl, pas parce que je me trouvais originale mais parce que tout mon feed tiktok avait adopté cette esthétique. Je m'étais enfermée dans une autre case. Alors qu'avant celle-ci j'étais dans cette période de ma vie ou j'écoutais énormément de rock, je rêvais d'avoir un style alternatif. Et pourtant ce n'était pas ce qu'il s'est passé.

Et j'avais presque réussi à aimé le rose, couleurs que je n'ai pas souvent aimé.
À ce moment-là, je ne m'étais pas vraiment posé de questions sur le fait de est-ce que le fait d'adopter cette esthétique était cohérente avec le fait que j'écoutais du rock.
Parce que oui, cette esthétique à influencé la manière dont j'écoute de la musique.

J'avais troqué mes groupes de rock préféré, pour me tourner vers une chanteuse en particulier Lana Del Rey.
Je trouve qu'elle représente très bien cette esthétique très douce est presque mélancolique. Bien sûr, je ne dis pas que j'ai découvert Lana Del Rey grâce à cette esthétique, mais j'ai découvert une autre facette de mon panel musicale. Et actuellement, Lana Del Rey fait partie des mes artistes préférés.

Cette esthétique “coquette” n'a pas fait long feu. Elle s'est essoufflée et est devenu un simple souvenir. 

J'ai abandonné mes haut rose pâle pour des t-shirts blancs, j'ai abandonné mes rubans pour de simples élastiques, j'ai abandonné cette esthétique pour une esthétique beaucoup plus simple et passe partout.


Je sais faire ce que je fais de mieux: me fondre dans la masse.
Me sentir presque oublié par les gens qui m'entourent. “Revenir à la réalité”.
J'avais adoré ma période Coquette, mais j'étais passée à autre chose. À quelque chose de beaucoup plus simple, presque dans l'esthétique de la “Clean Girl” et pourtant je m'étais jamais auto-proclamé “Clean Girl”. J'en riais carrément de ces jeunes femmes qui boivent du matcha, ont une glass skin, ont un makeup no makeup et qui ne jure que par les choses simples.

Puis j'ai commencé à devenir l'une d'entre elles mais à ma façon. Je ne bois pas de matcha et je n'ai pas de glass skin. Mais je suis devenu ce genre de fille qui boit un iced coffee latte ou un cappuccino le matin, qui un makeup no makeup et qui ne jure que par les choses simples.
Et actuellement dans sa wishlist elle souhaite une paire de ballerines.

Ça m'a pris du temps à réaliser que j'étais devenu ce genre de fille.

Parce que c'était limite devenu un running gag dans mon groupe d'amies, chaque action qui paraissait “wellness” était associé à la Clean Girl.

Est-ce que j'aime cette période de ma vie ? 

Oui. 

Est-ce que je me sens bien dans cette esthétique ?

Oui.

En fait, j'avais fini par intégrer une autre case qui me ressemble.



Puis finalement je me demande à quel point les réseaux sociaux et les algorithmes dictent la personnalité ?

Parce qu'on nous n'a pas demander si cette case nous plaisait tant que ça. Et si on avait vraiment envie de faire partie de cette esthétique. 

Actuellement se sont les réseaux sociaux qui dictent les cases et les différences entre celles-ci. Ça devrait être normal d'être ouvert à plusieurs genre de musique et style vestimentaire. Sans vraiment en avoir honte. 

Les réseaux sociaux et les algorithmes fonctionnent de manière différente que nous.
Plus nous interagissons avec l'algorithme plus il nous propose du contenu du même style. 

Donc oui, lorsque sur Pinterest tu vas voir une photo d'une esthétique et que tu vas ensuite liker cette photo, puis tu vas ensuite voir d'autres photos du même style. Donc Pinterest va te proposer des images qui pourrait te plaire. Et c'est la même chose sur Tiktok.

On fait face continuellement à des algorithmes. On se croit différent, mais en fait il doit y avoir d'autres milliers de personnes qui ont certainement vus les mêmes photos que vous sur Pinterest ainsi que les mêmes vidéos sur Tiktok. En se disant qu'elle est originale alors que non.

L'originalité devient une sorte de normalité.

Et celle-ci sort de cette case de normalité au moment où l'on accepte d'être normal.

On court derrière l'originalité et le tendances sans vraiment se soucier du normal.

Porter un jean bleu et un t-shirt blanc c'est ce qu'il y a de plus simple, c'est “l'uniforme” vestimentaire le plus basique. Et pourtant on aime pas le basique. On veut être différent. 

Mais différent au yeux de qui ?

On s'observe, on scroll, on like, on enregistre, on partage.
Mais est-ce qu'on est vraiment différent de la personne à côté de nous ?






Stay different, stay personal, and always stay precious 





Precious.Sweetener

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